Extrait de La Couleur du vent ... page 165

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Extrait de La Couleur du vent ... page 165

Les Mauritaniens détestent toutes les formes de violence et portent leurs cœurs en bandoulière. Les complications de toutes les formes leur hérissent l’échine. La vie pour eux doit couler douce comme le sable entre les doigts, comme le lait pétillant dans l’adress odorant, comme le vent du soir fait bruire les longues tiges de titarek, comme le rire des femmes fuse à la tombée du jour pour saluer la douce fraîcheur de la nuit. Je deviens lyrique. C’est bon signe. Cela veut dire que je n’ai plus peur et que la page du fou est bien tournée.