Extrait de La couleur du vent ... page 66

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Extrait de La couleur du vent ... page 66

Tout le temps que dura son séjour, une éternité loin de lui, Tala fut bercée par le doux murmure des vagues de l’océan de son amour, qui clapotaient avec délice, contre la coque d’allégresse, de la barque de tendresse, dans laquelle elle voguait, solitaire, mais accompagnée du souvenir d’Ahmed, comme d’une présence précise. Elle accostait d’île magnifique en île paradisiaque.

Le ciel tendait au-dessus d’elle son dais de velours, tour à tour bleu limpide ou noir, constellé de diamants.Le nombre fou et inimaginable des étoiles, plus visibles et plus scintillantes à Boutilimit qu’ailleurs, la plongeait dans le ravissement. « J’avais oublié, s’extasia-t-elle plus tard devant Ahmed, que le ciel pouvait être aussi profond, aussi étoilé, aussi lumineux. » Les dunes, où que se portât le regard, l’entouraient d’une immensité d’or et de roux, telles un paysage intergalactique