Au quai des soupirs, extraits du roman ’’La couleur du vent’’

Imprimer Imprimer

Au quai des soupirs, extraits du roman ’’La couleur du vent’’

Le gong des souvenirs

Sonne le glas de mes rêves

L’image de ton sourire

S’estompe et se lève

Le soleil d’un avenir

Mélancolique, une grève

Où les galets chavirent

Que les vagues soulèvent

Un infini délire

Un océan de sève

.......................................................

Le désir de chavirer

Dans la barque du plaisir

Le délire d’amarrer

Au quai des soupirs.

L’amertume du temps

Le temps des larmes

Tu es le printemps

Le drame et le charme

Et le vague à l’âme

Se nourrit de rêves

Quelle étrange douceur

Aux allures de trêve

..................................................

Pourquoi la souffrance,

Tourments et absences

De la vie tu es le sens,

De la vie tu es l’ardeur,

Pour les cœurs en transes,

Je mendie la douceur

Abandonnée à ma rêverie,

Mes pensés remontent le fil de l’eau,

Les infimes détails du tableau

De ma vie sont une duperie

Dans l’onde se dessine ton visage

Et l’impitoyable mirage

S’avère pure tromperie

Ma guitare et les cœurs

Chantent les désillusions,

L’espoir et les rancœurs,

Souvenirs et déceptions

....................................................

Les larmes sont mon avenir,

Il ne me reste que le sourire,

Ce merveilleux souvenir,

Que le temps n’efface,

Des larmes et des rires,

Les mots qui font gémir,

Et que la fin menace...

Doux visage de ma folie,

Vision d’or et de promesses,

Les souvenirs qui nous lient

Me tourmentent sans cesse,

Leur musique et symphonie

Leur douceur et tendresse

......................................................

Trop de tourments

Trop de chagrin,

Des larmes pour effacer,

Larmes bienfaisantes

Larmes du passé

Regard torturé,

Une fleur à peine éclose

Qui raconte tant de choses

Fleur déjà fanée,

Sur une feuille jaunie,

Je dépose mes pensées,

Ballottée d’hiver en printemps

Nuage malmené par le vent,

Une aile brisée, inquiète,

Je me pose en douceur

Une couronne de lauriers sur la tête,

Une couronne d’épines sur le cœur...