Retiens le bonheur

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Retiens le bonheur

là où je suis, je traverse

des zones de turbulence

des averses

de transes

je ne sais plus où je suis,

je ne sais plus qui je suis,

mais quelle importance

qu’ai-je fait de ma vie

le ciel est si gris,

le bonheur est absence

je croyais qu’il était là

mais non, il est parti

le bonheur, c’est lui

cette métaphysique des faibles

c’est mon enfer, c’est mon heure

je le recherche et je me leurre

je tombe et je me relève

il est là et me soulève

non, ce n’est pas lui

c’est juste un rêve

ne lui dis jamais non

le bonheur, il est si timide

il pourrait ne pas revenir

ou repartir pour de bon

je tends la main vers lui

il me repousse

il l’a déjà fait si souvent

mais contre vents

et marées je me hisse

dans le havre de ses bras

ce délice

non, ce n’est pas le bonheur

c’est juste le murmure

de mes désirs

contre le mur

de son plaisir

dans ma main le vent

comme souvent

du délire

ça fait si longtemps

que son sourire

m’est étranger

le bonheur

un inconnu,

le temps d’un été

une feuille, un fil de soie

un lac de joie

où je me noie

le réveil est si dur