Le chamelon qui ne mangeait pas et ne dormait pas

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Le chamelon qui ne mangeait pas et ne dormait  pas

Un petit chamelon passe toutes ses journées à jouer. A cache-cache, saute-mouton, attrape-moi-si-tu-peux. Même la nuit, il ne cessait pas de jouer. Il n’avait ni le temps de se nourrir, ni le temps de dormir. Ses camarades grandissaient et devenaient de plus en plus forts. Et lui, il restait tout petit.

  • Sa maman le trouva un jour en train de pleurer :
  • Pourquoi pleures-tu, mon petit chameau chéri ?

• Je pleure parce que tous mes amis sont grands et beaux sauf moi. Je suis petit et rabougri !
• Si tu acceptais de te nourrir et de dormir, tu grandiras toi aussi.
• Pourquoi est-ce si important de se nourrir et de dormir ?
• La nourriture est indispensable aux enfants et assure leur croissance, comme les adultes. Et les enfants grandissent et se développent pendant leur sommeil, ce qui rend une bonne nuit de sommeil tout aussi nécessaire qu’une nourriture saine et équilibrée.
Le petit chamelon continua à jouer sans se reposer. Il ne s’arrêtait que pour téter sa mère. Il se dit qu’il perdait déjà assez de temps en tétant sa mère et donc il n’allait pas perdre encore du temps en dormant. Après plusieurs semaines, sa mère le retrouva en train de pleurer.
• Je suis toujours petit et rabougri, alors que je me nourris tous les jours et mes amis sont toujours plus grands que moi et plus forts.
• Tu te nourris maintenant, c’est vrai, mais tu ne dors toujours pas !
Alors se dit le petit chamelon, tout petit et rabougri, le sommeil est vraiment indispensable à la croissance des enfants. Et depuis ce jour, en plus de se nourrir, il dormit chaque nuit jusqu’au matin.
Au bout de deux semaines, il commença à devenir aussi grand et aussi fort que ses camarades de jeu. Ses muscles et ses os s’allongèrent et durcirent et une bosse aussi grosse qu’une dune de sable lui poussa sur le dos. Son père était allé chercher de quoi nourrir sa famille pendant les longs mois de la sécheresse. A son retour des pâturages lointains, il ne reconnut pas le beau grand chameau qui s’avança vers lui pour lui souhaiter la bienvenue.
• C’est vraiment mon fils ? Alors beau jeune chameau, je vois que tu manges bien maintenant et que tu dors aussi bien.
Et il le serra contre son cœur, fier d’avoir un fils pareil.